Calcul du rendement locatif : un indicateur clé

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Article rédigé par Thibault Pastour (ex-banquier d'affaires et certifié AMF)
Calcul du rendement locatif : un indicateur clé

Vous cherchez à réaliser un investissement locatif, mais vous ne savez pas comment trouver un bien rentable ? Vous avez déjà raison de vous renseigner pour comprendre comment le calcul du rendement fonctionne ! Beaucoup se trompent et se retrouvent avec des rendements bien moins importants que prévus

 

Alors, comment faire le calcul rentabilité locative ? On vous explique tout dans la suite de cet article !

Table des matières

Rendement : quels sont les critères à prendre en compte ?

De prime abord, on se dit que c’est très simple : je prends mes loyers annuels et je les divise par le prix d’acquisition de mon bien. Ce n’est pas complètement faux, mais en faisant cela, vous êtes très loin d’obtenir votre rendement réel. Pour aller plus dans le détail, voici les éléments à prendre en compte :

  • Le coût total d’acquisition de votre bien
  • Les loyers charges comprises (vacance locative et augmentation des loyers prises en compte)
  • Toutes les charges liées à l’exploitation de votre bien

 

On vous détaille comment les calculer, étape par étape, dans la suite de cet article.

Le coût d’acquisition

Si on en fait une partie entière, c’est que ce n’est pas si simple !

Si j’achète un bien à 150 000 €, je ne vais pas calculer mon rendement avec ce prix. Il faut voir l’investissement dans sa globalité. Si vous avez engagé d’autres frais pour faire cette acquisition, vous devez les ajouter ! Il y a les frais de notaire (7-8 %), les frais de dossier bancaire (0,5-1 %) et il peut encore y en avoir d’autres, comme les frais d’un chasseur immobilier ou ceux d’une société d’investissement locatif clé en main.

Dans notre exemple, on utiliserait 162 000 € pour calculer notre rendement.

Les loyers et la vacance locative

Pour le loyer, il est crucial de réaliser une hypothèse cohérente. Se tromper, c’est l’assurance de rater son investissement. Pareil pour la vacance locative ! Il est assez rare d’avoir un bien qui se loue 12 mois sur 12. En fonction de votre type d’exploitation, il faudra adapter votre hypothèse de vacance locative. Une colocation aura plus de mal à être remplie toute l’année qu’une location nue.

 

La meilleure chose à faire ? Poster une fausse annonce pour tester votre hypothèse de prix et de vacance locative. C’est la meilleure façon d’éviter les mauvaises surprises 😉

Les charges d’exploitation

C’est sûrement le plus gros piège pour les néo-investisseurs : oublier certaines charges ! La plupart penseront à la taxe foncière, aux charges de copropriété et aux mensualités d’emprunt, mais il en existe bien d’autres. Voici une liste :

Les charges obligatoires

  • L’assurance PNO : si vous êtes en copropriété, vous n’aurez pas le choix (comptez environ 20 €/mois)
  • La CFE si vous êtes en LMNP
  • Les charges liées à l’entretien du bien. Il faut prévoir des travaux de rafraîchissement assez régulièrement et des gros travaux tous les 15 ans dans la copropriété, comme un ravalement de façade ou une réfection de toiture.

Les charges annexes

  • Les frais comptables si vous êtes au régime réel
  • Les frais de gestion locative si vous souhaitez déléguer la gestion de votre bien
  • Les frais d’assurance loyers impayés si vous souhaitez protéger vos loyers

Vous l’aurez compris, il faut beaucoup d’information sur le rendement pour ne pas se tromper ! Si vous souhaitez un investissement plus passif, il existe aussi des investissements sur des sites internet, comme avec Online Asset.

Photo du co-fondateur d'Immocompare

Thibault

Après un Master en Finance, Thibault travaille plus de 2 ans en financement bancaire puis en fusion acquisition avant de travailler dans l’investissement non-côté (Private Equity). Passionné d’investissement et d’immobilier depuis plusieurs années, il décide de partager ses analyses avec Immocompare. Il obtient aussi la certification AMF, preuve de ses connaissances approfondies en gestion financière.

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